mardi 15 janvier 2008

Impression

C’est d'abord ce soir là en refaisant mon lacet. Le sentiment que ce mec me regardait et puis il est entré dans le café en bas de chez moi. Je me suis senti flatté. Qu’un garçon me mate, comme ça, dans la rue, je n’ai pas l’habitude. Il a failli me remonter le moral, je me suis mis à trainouiller autour du café, je l’ai vu à travers la vitrine, j’ai insisté mais il n’a plus jeté le moindre coup d’œil. Au bout d’un moment je me suis senti con, je suis parti. Fait froid, le soleil a fini de tomber, tomber, et c’est moi qui suis à terre.

Puis c'est le lendemain. Je racle mes semelles, mes Van’s bleues électriques super classes, sur les marches de la rue Pouteau, sans conviction, je débaroule. J’évite le quartier homo cette fois, hier de toutes façons je n’ai même pas osé entrer dans le moindre bar. De peur de croiser un garçon trop charmant qui saurait lire, dans mon regard, ma supplique, aime-moi, aime-moi. Je suis trop aux abois, c’est tue-l’amour. Dans cet état, d'habitude je baisse les yeux, je n’attends rien de personne, je n’attends rien. Je marche au jugé parmi la foule clairsemée du centre-ville et je me retrouve comme une tantouze à mater les vitrines des magasins de déco. Il fait nuit, il est 18 heures environ et c’est dans le reflet d’un miroir exposé que j’aperçois ce mec, le même qu’hier. Je voudrais percevoir l'éclat de son regard dans mon dos et il passe son chemin sans même sembler me voir. Mais enfin c’est troublant. Je le suis des yeux. Il disparaît dans la rue de la Ré. La dernière fois que j’ai ressenti une telle impression, c’était après les grèves, au lycée, il y a… Euh, n’insistons pas… un bout de temps. Un gars que j’avais vu presque tous les jours pendant deux semaines, dans le métro, à la Croix-Rousse où j’habite, à Perrache, partout. Je me souviens très bien de son écharpe en laine, énorme, qu'il était toujours en train de remettre dans son manteau. Bon, à l’époque, je me suis flatté l’ego en me disant que c’était les RG, peut-être qu'on a cru en haut lieu que je voulais renverser le gouvernement. Alors que là… Là je vois bien que c’est juste une coïncidence. N’empêche, c’est le genre de hasard qui sonne comme un appel du destin, eho ! C’est lui ! L’homme de ta vie ! Elucubrations, ok, mais qui me font battre le cœur un peu plus vite, et cela me fait du bien.

5 commentaires:

jane fondu a dit…

fuis moi je te suis , suis moi je te fuis, enfin bref.

noire sigisbée a dit…

Elle a raison Jane, aborde-le.

Lacombe a dit…

faut faire une manif pour avoir la suite ou quoi?

Ouam-Chotte a dit…

Il me fallait juste qu'on me la demande.

mireille a dit…

y'a vraiment du monde sur les commentaires de l'autre papier comme j'suis timide tu me connais, je triche aujourd'hui. na.
Alors puisqu'il faut demander la suite je m'y prends tout de suite avant d'attendre que t'ai des jours de retard, surtout avec la fumée qu'il y a chez toi encore maintenant.
T'as bien fait d'accepter cette chambre d'hotel, mais nom de dieu t'as vraiment pas bol, devine qui j'ai vu sortir de l'hotel cet am?

Coraline
(aujourd'hui c'est bas les masques pour moi, d'autre commentateuridesismeseurs tomberont ils enfin le leur?)