dimanche 13 avril 2008

Vivez

Je suis seul. Je vis dans un monde où je ne rencontre personne, désincarné, vide. Mon regard ne porte pas, mes mots je les écris ici aussi parce que je ne puis les prononcer. Les susurrer à ton oreille. Quand je fais l’amour… Oui quand je faisais l’amour à l’oiseau blanc et ensuite à Jmlépoil, il me venait des phrases. Imagine, un mec qui parle pendant qu’il te retourne, ou lorsqu’il goûte à ce sel qui sourd de tes pores grands ouverts et s’en délecte. Des déclarations d’amour, des lettres d’amour alors ? Et même des blagues. Faut que je te fasse l’amour pour savoir, ta peau, ton poids, ta gorge, ta voix pour mon poème. Est-ce que je sais qui je suis ? Je crois que je suis tu pour toi. Mes amis mes amis j’ai froid. Le monde est vide. Le monde est vide si je ne puis sentir en ce tu la consubstantielle vibration, celle qui m’arrache des larmes, là, maintenant, dans la plainte céleste de Rolando Villazon, celle qui me ferait danser, danser, qui me serait un nectar subtil et grisant, un étonnement quotidien et jamais une habitude. Aller, je ne suis pas assez stupide pour croire au grand amour, pas deux fois, hein. Je sanglote, pourtant. Cela n’a aucun sens. Ce n’est qu’un retour de cuite, je suis tout triste et je pleure, ah que ne suis-je la joie d’un autre ! Alors j’écris, je veux dire que j’ai du boulot, un peu. Je ne vais pas courir au parc de la tête d’or, pas encore, cela ne saurait tarder. Un soir j’ai fini tard avec Jane et les copains, je suis rentré en chantant des chansons qui n’existaient pas, avec des histoires d’oiseau blanc qui se posaient sur moi. Mes amis mes amis, vivez, aimez, au moins puis-je ainsi m’émerveiller, quelques fois, de notre pauvre absurdité.

11 commentaires:

Quenelle a dit…

Enfin cette suite tant attendue, amer Ode à la vie... le Ouam se faisait rare, tout comme les oiseaux. J'aime bien ce nouveau design, même si je préfère toujours le noir. Mais ce n'est pas une critique. Ca fait bizarre de te lire sur un autre fond. Mais l'on s'habitue à tout. Hâte de lire la suite, comme toujours :)

Ouam-Chotte a dit…

Salut Querelle eh oui, je me suis rendu à la même évidence que toi : il faut choyer son lecteur, faire attention à ses yeux.

Quenelle a dit…

Il y'a bien d'autres façon d'exprimer son sadisme vis à vis de son lecteur, de toute façon :) héhé

Garibaldi a dit…

Ben alors les filles, on parle encore déco ?!

saddict a dit…

Blanc l'innocent, le sang du poète
Qui en chantant, invente l'amour
Pour que la vie s'habille de fête
Et que la nuit se change en jour

Jour d'une vie où l'aube se lève
Pour réveiller la ville aux yeux lourds
Où les matins effeuillent les rêves
Pour nous donner un monde d'amour

L'amour c'est toi, l'amour c'est moi
L'oiseau c'est toi, l'enfant c'est moi

Moi qui ne suis qu'une fille de l'ombre...

Garibaldi a dit…

Wahou !! l'Eurovision, ici, là, maintenant .... On me l'aurait raconté, je l'aurai pas cru. Jane, j'ai peur ... ILS sont capables de TOUT !!

Garibaldi a dit…

@Saddict : le monde est étrange, je pense qu'on va prendre l'avion ensemble cette semaine ...

jane a dit…

bon alors je m'absente 5 min et c'est deja le grand n'importe quoi, de la deco du coté des blondes, de l'eurovision, t'as raison garibaldi de t'affoller, bientot ca va causer mireille mathieu, dalida et pascal sevran.

Garibaldi a dit…

J'achète un bidon d'essence et des allumettes en prévision ...

Lovedreamer a dit…

On ne vit peut-être que les choses auxquelles on croit, en tout cas j'y crois.

jane a dit…

tu sais quand père est mort il nous a laissé un mot c'est tout: vivez.
des fois je pense a ça pour me raccrocher.